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« Cartes de pêche »…payer, oui ! mais où va l’argent ?

Fedepeche
Lors de l’achat de sa carte de pêche, le pêcheur, adhérent d’une structure agréée mais aussi un consommateur de loisirs « averti », est en droit de se demander comment est réparti son paiement entre les différents organismes institutionnels qui sont amenés à gérer la pêche de loisirs en France.
 
 
Dans le département du Puy de dôme, l’achat d’une carte de pêche donne lieu au paiement :

  • D’une part dédiée aux cotisations statutaires de L’AAPPMA choisie et de la FDPPMA 63 (au maximum 38 €),
  • D’une Cotisation Pêche et Milieu Aquatique (CPMA) dédiée à la Fédération Nationale de la Pêche en France (de 6 à 19 €).
  • D’une Taxe d’état, d’un montant de 1 à 20 €, pour la Redevance pour le Milieu Aquatique versée par nos 94 Fédérations départementales aux 6 Agences de l’eau nationales. 
Peuvent s’ajouter selon les choix du pêcheur, une part dédiée à des cotisations « spéciales » comme celles liées à la « réciprocité interdépartementale » d’un montant de 18 à 25 €.

Ainsi lors de l’achat d’une « carte de pêche annuelle majeur eaux libres » dans le Puy de dôme, le produit de l’achat de cette carte de pêche se répartit de la façon suivante :
  • 85 % est versé aux institutions représentatives de la pêche de loisirs (FNPF, FDPPMA, AAPPMA).
  • 15 % est versé à l’Etat, via les Agences de l’eau.

Les cotisations statutaires … dédiées à la gestion de la fédération départementale et de ses 50 associations.

La FDPPMA63 dispose d’un budget annuel de fonctionnement de 1,1 Millions d’€. Nos recettes sont composées très majoritairement (96,5 % du budget) des cotisations payées par les seuls pêcheurs.
Géré par vos représentants élus, l’emploi des ressources financières est effectué en total respect des obligations statutaires et sous contrôle des autorités de tutelle de la Direction Départementale du Territoire (A titre d’exemple : 42 % du budget est dédié à la « masse salariale », 4.8 % à l’achat de poissons, 2,4 % au « frais de déplacement » des 15 administrateurs fédéraux,…). 
Quant à vos AAPPMA, elles disposaient en 2010 d’un budget annuel moyen de 5200€ pour assurer la gestion « halieutique » des baux de pêche détenus (entretien de berges ou d’étangs, empoissonnement, activités de promotion du loisir, école de pêche,...). Elles rendent compte de l’emploi de cet argent à leurs adhérents, chaque année, lors de leurs assemblées générales auxquelles chaque pêcheur a la possibilité de participer.
 

La Cotisation Pêche et Milieu Aquatique (CPMA) …dédiée à la préservation du milieu aquatique et à sa surveillance.

La Fédération Nationale de la Pêche en France est en charge de la gestion et de la répartition du produit de la Cotisation Pêche et Milieu Aquatique (CPMA) acquittée lors de l’achat d’une carte de pêche. La FNPF subventionne (25 % du budget annuel) majoritairement des actions de restauration et de réhabilitation du milieu naturel menées par les Fédérations ou les AAPPMA, ainsi que les études sur le milieu aquatique. De plus, 60% du budget de la FNPF est consacré à l’aide à l’emploi dans les fédérations départementales (recrutement moyen de trois « postes » par département : 2 agents de développement et 1 chargé de mission technique). Ainsi, c’est environ 17 millions d’euros investis annuellement au profit des 94 fédérations départementales.
 

La « Redevance pour le Milieu Aquatique »… ou comment la pêche est le seul Loisir de France à participer à la politique nationale de la gestion des eaux. 

Si plus de 80% des recettes des 6 Agences de l’Eau nationales proviennent de taxes payées par les consommateurs « domestiques » d’eau potable que nous sommes tous, la pêche de Loisir est le seul loisir à s’acquitter d’une Taxe d’état pour « la protection» du milieu aquatique. A l’échelle nationale, c’est plus de 10 millions d’Euros versés annuellement à ces agences d’état par les pêcheurs de loisirs associatifs.
Aussi, plus localement, notre communauté regroupant les 28 Fédérations départementales rattachées à l’Agence de l’Eau « Loire-Bretagne », s’est acquittée en 2009 d’une taxe de 2,7 millions d’euros *. Avec 1 % des recettes globales de cette institution en charge de la gestion de l’eau, les pêcheurs de loisirs du bassin « Loire-Bretagne » produisent donc le même effort financier, que les agriculteurs « irrigants» au titre de la redevance « pour le prélèvement de la ressource en eau » ou que les exploitants agricoles pour « la pollution des activités d’élevage » : Une réalité à ne pas occulter !
Ainsi par l’acte d’achat de sa « carte de peche », le pêcheur de loisir participe activement à la protection des milieux aquatiques. Cette réalité, aussi financière, illustre d’autant plus l’effort que notre communauté fournit au profit de la préservation des intérêts communs et de cette ressource indispensable à la vie : l’eau.
 
*Source Rapport annuel 2009 de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

 

Les AAPPMA dans le Puy-De-Dôme

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