Fédération du Puy-de-Dôme pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Pourquoi ? - Comment ? - Où ?

La gestion des ressources piscicoles attachée au « Droit de pêche »

Dans les cours d'eau et canaux autres que ceux du domaine public de l'Etat pour notre département, les propriétaires riverains ont, chacun de leur côté, le « droit de pêche » jusqu'au milieu du cours d'eau ou du canal, sous réserve de droits contraires établis par possession ou titres. Dans les plans d'eau autres que ceux prévus du domaine public de l'Etat, le droit de pêche appartient au propriétaire du fond.


Aussi l'exercice d'un droit de pêche emporte obligation de gestion des ressources piscicoles. Celle-ci comporte l'établissement d'un plan de gestion. En cas de non-respect de cette obligation, les mesures nécessaires peuvent être prises d'office par l'administration aux frais de la personne physique ou morale qui exerce le droit de pêche.


Ainsi tout propriétaire d'un droit de pêche, ou son ayant cause, est tenu de participer à la protection du patrimoine piscicole et des milieux aquatiques. A cet effet, il ne doit pas leur porter atteinte.


Avec l'accord du propriétaire, cette obligation peut être prise en charge par une Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA) ou par la Fédération du Puy de Dôme de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (FDPPMA63) qui, en contrepartie, exerce gratuitement le droit de pêche pendant la durée de la prise en charge de cette obligation.


Une réglementation évolutive garante du maintien de la ressource

La gestion des ressources piscicoles impose donc une réglementation claire et adaptée à l’objectif de la préservation. Au travers de sa partie « règlementaire » le code de l’Environnement y décrit tous les aspects. Ainsi déclinées par un Arrêté Préfectoral départemental auquel est adossé un Avis annuel émis par le Préfecture du Puy-de-Dôme , les conditions d’exercice de la pêche de loisir visent à définir plus particulièrement :

Lien vers la page réglementation pêche de la Préfecture


Une réglementation qui prévoit des sanctions pour tous

S’il est prévu de pouvoir sanctionner les contrevenants aux obligations qui sont les nôtres comme, à titre d’exemple, le fait de pêcher sans avoir sa carte de pêche (contravention de 3ème classe, soit 450 € au maximum) ou de ne pas en être « porteur » (contravention de 1ère classe, soit 38 € au maximum), il est à noter que la règlementation permet aussi et surtout d’envisager des sanctions beaucoup plus lourdes pour tous ceux qui sont à l’origine d’atteintes graves au milieu aquatique. Ainsi le fait de jeter, déverser ou laisser écouler dans les eaux, directement ou indirectement, des substances quelconques dont l'action ou les réactions ont détruit le poisson ou nui à sa nutrition, à sa reproduction ou à sa valeur alimentaire, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 18 000 euros d'amende. Il est à noter aussi que le fait de détruire les frayères ou les zones de croissance ou d'alimentation de la faune piscicole est puni de 20 000 euros d'amende.

Le respect de la réglementation est donc un impératif et nécessaire à la préservation de la ressource piscicole afin de garantir nos pêches de demain.